8 février 2011

La perle des Antilles


Nous avons décidé de mettre un peu de couleurs dans la blancheur hivernale en vous présentant La Havane que nous avons découverte lors de notre séjour à Varadero. Nous sommes tombés sous le charme de la capitale cubaine, particulièrement de son architecture et de son histoire. Le centre historique, qui est patrimoine Unesco depuis 1981, subit une cure de rajeunissement afin de restaurer plusieurs bâtiments et places publiques qui retrouvent ainsi leur éclat d’antan. Le charme colonial nous a conquis dès nos premiers pas sur la calle Obispo qui traverse la partie rénovée. Les couleurs éclatantes, les terrasses, les balcons, les colonnades nous donnaient le goût de se perdre dans le dédalle des rues.



D’ailleurs, c’est ce qu’on a fait, bien rapidement par contre, en se promenant dans les secteurs moins touristiques du centre ville. Il y avait beaucoup d’animation dans les rues, avec des radios qui crachaient des airs de salsa de chaque appartement! L’atmosphère était vraiment vivante et détendue. Cette atmosphère est peut être l’héritage des folies des années 30 où La Havane était la capitale du jeu et de la prostitution, à l’époque de la Prohibition américaine. De somptueuses villas ont été construites durant ces années-là, les hôtels de luxe et les casinos étaient remplis, c’était LE lieu pour faire la fête loin de la puritaine Amérique. Nous avons appris que les nouveaux modèles de voitures étaient sortis là-bas avant même d’être vendus sur le marché étatsunien. C’est dire comme La Havane était jet set! Le côté moins reluisant de l’époque est que Cuba était devenue une plaque tournante pour le trafic de drogues et de jeunes femmes. El Capone, ainsi que plusieurs autres personnages du crime organisé, avait sa maison et faisait des affaires d’or.



Le grand écrivain américain, Ernest Hemingway, gagnant d’un prix Nobel, a lui aussi élu domicile dans la capitale, mais pour des raisons différentes. Il est tombé amoureux de l’île du crocodile vert et l’a habitée pendant 30 ans. Il a marqué à sa façon la culture cubaine, et on peut visiter certains endroits mythiques fréquentés par l’auteur, que ce soit le bar La Floridita ou l’hôtel Ambos Mundos. On lui doit la popularité du daiquiri et du mojito, qu’il pouvait enfiler à la demi-douzaine en quelques minutes.


Que reste-t-il de la révolution de 1959 dirigée par Fidel Castro et ses compagnons révolutionnaires El Che et Camilo? Des slogans patriotiques, de vieilles Cadillac rafistolées, des bâtiments d’une splendeur passée? Oui, mais aussi un peuple éduqué et en santé, qui attend impatiemment les nouvelles réformes gouvernementales pour faciliter leur vie au quotidien, et faire un petit pas vers le 21e siècle. Pour les cubains, Fidel restera un héros qui a agi pour les bonnes raisons mais qui est depuis longtemps dépassé par la vie moderne et la mondialisation. Une ouverture de la part des États-unis ne nuirait certainement pas à accélérer les réformes.


La Havane a assurément été le coup de cœur de ce voyage. Sinon, la vie de touristes en tout inclus s’est résumé à lire sous le soleil, marcher sur la plage, siroter un Cuba libre et se bourrer la face au buffet! Nous y étions en famille et avons passé de bons moments ensemble, comme l’anniversaire du frère de MC que nous avons célébré dans une grotte avec des musiciens! Nous y avons dégusté de savoureuses langoustines, Cuba étant le plus important exportateurs du prisé crustacé.


Et nous avons célébré l’arrivée de l’an 2011 au rythme de la musique cubaine. Nous en profitons d’ailleurs pour vous souhaiter une excellente nouvelle année, et vous invitons à continuer à nous suivre dans nos aventures cette année : l’exotisme sera au rendez-vous…!

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Ah! Pour une fois que j'ai l'impression de tout savoir déjà! Ça fait du bien à mon orgueil de prof!! hi hi!
Nous, on s'était perdus à La Havane, à force de vouloir sortir des rues touristiques. Belle ballade, comme vous la décrivez, mais avec le stress à la fin en plus! Heureusement, j'avais retenu le nom de l'église d'où on était partis! Pour une fois, on a pu dire que Dieu nous a sauvés!

Katia

Michel Biron a dit…

Que je suis content de retrouver votre blog! Moi qui croyais que vous aviez mis fin à vos aventures! J'ai eu la chance de passer l'été à La Havane dans le cadre d'un stage de coopération à l'aquarium et au zoo. C'est une belle capitale qui mérite d'être découverte!

J'espère vous relire bientôt!

Michel Biron a dit…
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